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ALERTE À L'HÔTEL ( Suite ) :
 
 
10ème Mail : Il fallait réagir au plus vite. La bestiole reprenait ses esprits et Davidovitch pétaradait de plus belle. Il fallait une idée, juste une idée à l'inspecteur bernardin pour les arrêter, ces deux-là. Le supérieur, poilu- sous-le-nez, saisit un extincteur qui gisait sur le sol, et s'approcha prudemment de la bête. Elle était encore plus impressionnante de près. Il n'osait pas imaginer ce que son second avait dû endurer dans cette chambre... Elle bougeait doucement, essayant de trouver un appui, de lever cette carcasse qui lui pesait tant et ce après le choc électrique qu'elle avait subi. Bernardin était maintenant près d'elle et ne craignait pas grand chose manifestement. Il leva l'extincteur rouge et s'apprêta à frapper le monstre pour le rendre définitivement innofensif. Au moment même où le fer rouge allait fricoter avec la tête verte, une voix coupa brutalement le silence et la concentration du policier : " Pas un...geste, gardez...les mains en l'air ! Vous ne...ferez pas de mal...à ma pupuce ! ". Bernardin se figea et se retourna les bras toujours tendus, son arme rouge et improvisée au dessus de la tête. Lucius était sorti des brumes dans lesquelles il était il y a quelques minutes encore. Il ruisselait de l'eau qui avait servi de conducteur à la déesse électricité tout à l'heure. Comment une telle décharge n'avait pas eu raison de ces deux monstres ? " Il...n'est pas... encore...né... celui qui aura...raison du grand...du merveilleux...Lucius Casenavus !!! " bêla difficilement le syphonné. Il était de nouveau debout certes, mais il n'avait pas manifestement repris complètement ses esprits. En matière de publicité, il savait vendre sa marchandise. Toujours imbu de sa personne, l'amateur de Malabars se remettait peu à peu de sa torpeur en gagnant progressivement la posture debout qui différencie l'homme de l'animal. Dans son cas, Bernardin avait toujours eu du mal à faire la différence. Un bruit fit soudain sursauter le décérébré armé qui le fit se détourner de l'inspecteur en chef. Il pointa son arme vers la source de ce claquement bruyant et très surprenant qui avait fendu l'air comme un ballon que l'on éclate, comme un éléphant qui barrit, comme un tétraplégique qui aurait choisi de gagner en fauteuil les étages inférieurs par les escaliers, comme un enfant aux yeux de lumière qui voit passer au loin les oiseaux. Trop content de voir son héréditaire ennemi barbu baisser la garde à son encontre, il ne fit ni une ni deux et lança le lourd et rouge extincteur sur lui. L'objet de fer ne fit que frôler la tête du méchant mais le surprit suffisamment pour le déséquilibrer et lui faire perdre son arme. Davidovitch, criant, pétaradant et semblant tout à coup mû par ce gaz personnel et postérieur, se rua sur l'immonde dresseur de monstre vert. Ce dernier réussit à se saisir de l'extincteur et frappa brutalement le jeune inspecteur en une partie sensible de son anatomie que la morale m'empêche ici de citer. " la partie n'est pas perdue, les tiennes oui !! vociféra l'ignoble. Bernardin s'était précipité à son tour et d'un coup de pied réussit à faire glisser l'extincteur boulivore des mains de son propriétaire. Puis, enchaina avec un coup de pied rotatif pleine face, un croche pied vertical, une manchette révulsive paralysante, un grand écart, oeil de boeuf, pas chassé, marche au plafond, coup de pied croisé. Bref,le vilain cracha ses poumons, trois dents, quinze poils de menton et le restant de son diner, mâché mais pas tout à fait digéré... Cette fois-ci son compte était bon. Face sur le sol humide, les bras le long du corps, le machiavélique hirsute, vaincu, ne bougeait plus. Bernardin se précipita sur son pauvre collègue qui était resté à genou, immobile, pendant tout le combat qui avait opposé les deux hommes. Le visage livide et figé par un horrible rictus, Davidovitch avait manifestement quitté notre monde. La connection ne se faisait plus avec son esprit. La douleur, terrible, l'avait paralysé... Son supérieur le saisit délicatement et tenta de l'asseoir le dos au mur du couloir. Les quelques bruits furtifs et les odeurs nauséabondes qui s'en suivirent asphyxièrent et rassurèrent l'inspecteur. Mais ce qui ne le rassura pas, c'était cette pensée qui lui rappela que la bête tout à l'heure bougeait encore et qu'il ne s'en était plus occupé depuis le début de sa lutte victorieuse avec l'infâme Lucius. Une ombre sembla tout à coup aspirer la lumière. Elle commença par recouvrir les deux hommes puis par gagner tout l'espace... La bête s'était levée, il lui tournait maintenant le dos... ( à suivre... )  

  
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